ESO : Neptune imagée avec un télescope du VLT et une nouvelle technologie

L’observatoire Européen austral (ESO en anglais) viens de publier les clichés de la planète Neptune imagée à l’aide du télescope Yupun (UT4) qui fait parti du réseau de télescopes du “Very Large Telescope” (VLT) situé au Chili dans le désert de l’Atacama à plus de 2600 mètres d’altitude. Neptune orbite à 4,5 milliards de kilomètres du Soleil (plus de 30 fois la distance Terre-Soleil), son observation était très limitée jusqu’à l’apparition du télescope spatial Hubble qui se situe à 590 kilomètres d’altitude.

Les quatre UT (Unit Telescope) formant le VLT, et leurs AT (Auxilary Telescope), crédit ESO

 

L’utilisation d’un système d’optique adaptative à permis d’obtenir une image comparable à celles de Hubble en terme de résolution. Lorsque nous prenons des photos d’objets du ciel profond, ou de planètes, depuis le sol l’atmosphère terrestre dévie une partie des rayons lumineux qui proviennent de ces objets ce qui rend les images floues. La solution mise en place au Chili permet de limiter ce phénomène. Les lasers qui équipent l’UT4 vont exciter les molécules de sodium de l’atmosphère et générer une étoile artificielle.

Les déformations de cette étoile dues à l’atmosphère vont être analysées et compensées très rapidement (taux de correction de 1000 fois par seconde). Une fois les corrections calculées le miroir secondaire du télescope se déforme pour recaler les rayons lumineux déviés par l’atmosphère.

Laser utilisé par le VLT pour simuler une étoile artificielle dans l'atmosphère terrestre (photo à longue exposition), crédit ESO

 

Ce genre de technologie commence à se répandre dans les grands observatoires et sera adaptée sur le futur ELT (39 mètres de diamètre) au Chili et même à l’observatoire du Pic du Midi (Sujet Astrosurf) !

Place aux photos (crédit ESO) :

Neptune imagée par le VLT avec optique adaptative depuis le Chili, crédit ESO

Comparaison de résolution d'image entre le VLT et Hubble, crédit ESO

Neptune par le VLT avec et sans optique adaptative, crédit ESO