Journée « Instruments anciens », le samedi 9 novembre 2013 à Vendeuil Caply

Claude Grimaud et Brigitte Alix nous ont régalés avec une journée extrêmement intéressante et dans une ambiance sympathique.

Claude nous a montré, en la démontant pièce par pièce, une sphère armillaire – tandis qu’une autre restait en témoin de l’instrument terminé.
La sphère armillaire est un instrument d’astronomie qui reproduit l’orientation de la sphère céleste.
Elle était utilisée pour faire des calculs astronomiques et montrer le mouvement apparent du Soleil et des étoiles dans l’écliptique à l’aide des différents cercles (en latin armilla signifie cercle, anneau ou bracelet). Cet instrument plaçait la Terre au centre de l’Univers selon la connaissance qu’en avait les Anciens (système de Ptolémée), «  figée  » par les exigences de l’Eglise  jusqu’à la révolution Copernicienne au XVIème siècle  ; N. Copernic a remis le Soleil à sa place au centre du système solaire (système héliocentrique).
La maquette du système solaire selon Tycho Brahé, astronome danois du XVème siècle, qui pensait que les planètes tournaient autour d’un soleil qui tournait lui-même autour de la terre.
La sphère de Kepler  :  Kepler reprend le système héliocentrique de Copernic, le sien étant plus exact car il a découvert les trajectoires elliptiques des planètes autour du Soleil.
Claude nous a aussi montré de vieilles lunettes astronomiques dont une Secrétan dont on pense qu’elle fut fabriquée dans les années 1930.
Quelques photos d’archives de Léon Fenet (1839 – 1898), beauvaisien passionné d’astronomie, érudit typique de la fin du XIXème siècle. L. Fenet fut aussi un des premiers membres de la Société astronomique de France fondée par Camille Flammarion. De 1883 à 1898  L. Fenet a pris des photographies de la Lune d’une grande qualité technique et des clichés de la vie rurale, des rues et monuments de la ville de Beauvais, témoignage «  vivant  » de cette époque.

L’astrolabe  par Brigitte Alix : brillante et très compréhensible présentation historique et technique de ce très vieil instrument connu depuis l’antiquité grecque,  reprise et enrichie par les arabes après le VIIème siècle après JC et ramené par eux vers l’Europe via l’Espagne au XIème siècle. On le connaissait aussi en Chine.
L’astrolabe est un instrument portable, qui répond à la nécessité de se repérer dans le temps et l’espace.  L’étymologie grecque du nom provient de cette action  : astro = étoile, labe = prendre.
L’astrolabe est la représentation de la sphère céleste vue de la Terre  ; avant tout un instrument destiné à lire l’heure solaire ou stellaire en un endroit donné, pour effectuer des observations astronomiques.
Nous avons pu ensuite détailler la collection d’astrolabes que Brigitte avait exposés, tous plus beaux les uns que les autres, véritable travail d’orfèvre  ; j’ai eu, quant à moi, un petit faible pour l’astrolabe nautique fait de bois et de laiton.

Elisabeth