Le ciel du mois d’avril 2019

Le ciel du mois d’avril 2019.

Le mois d’avril, c’est le printemps. Il faut espérer que cela corresponde avec le retour du beau temps. En tout cas, cela correspond au départ des constellations hivernales et à une période faste pour observer de nombreuses galaxies situées aux alentours de la constellation du Lion.

Au sud de la Grande Ourse se trouve la grande constellation du Lion. Voilà une des plus belles constellations du ciel. C’est une constellation zodiacale qui, avec le Scorpion, le Taureau et le Verseau marquaient déjà chez les Sumériens, vers 3200 av J.C., les points de solstice et d’équinoxe. Le Lion était déjà connu et appelé comme tel par les Egyptiens dès le Nouvel Empire (entre 1500 et 1000 av J.C.).

A nouveau, plusieurs légendes se croisent pour expliquer l’origine de cette constellation dans le ciel.

- L’une des premières avance que cette présence est simplement la volonté de Zeus de placer dans le ciel le roi des animaux.

- Une autre, plus populaire, prétend que ce lion est celui qui a été tué par Héraclès (Hercule), à Némée, lors du premier de ses travaux. Selon la légende, il s’agit du seul animal que Heraclès ait tué sans arme, en l’étouffant. Héraclès est souvent représenté habillé d’une peau de bête, celle-là même prélevée sur le corps du lion de Nemée. Ce lion, une fois mort, a été immortalisé en prenant place dans le ciel.

Commençons donc de découvrir ce ciel printanier dès le 2 avril. Ce jour là, il y aura deux rapprochement dans le ciel. D’abord celui de la Lune avec Vénus et ensuite celui de Mercure avec Neptune. Ces deux dernières planètes seront très proches car leur distance topocentrique centre à centre sera de 0,4° seulement. (Topocentrique : par rapport à un point donné à la surface de la Terre ou d’un autre corps.)

Le 5 avril, l’astéroïde Iris sera en opposition avec le Soleil. Situé à 2,823 UA, il aura une magnitude de 9,4. Malgré cette faible magnitude, il devrait être possible de l’observer avec un bon télescope car ce sera la nouvelle Lune. C’est la phase lunaire pendant laquelle la Lune, durant sa révolution synodique qui dure environ 29,53 jours, se trouve entre la Terre et le Soleil. Pendant cette phase, elle ne se trouve donc pas dans le ciel nocturne. Durant la journée, le fait que sa face visible ne soit pas illuminée par le Soleil et qu’elle soit proche du disque solaire, la rend difficilement observable à l’œil nu.

Peut-être sortirez-vous sur le terrain avec les membres du CAASV qui effectuent leur première réunion mensuelle ce jour là ?

L’association Repères vous invite ensuite à passer une « journée échanges et partages » le samedi 6 à Rouvroy-les-Merles. Ne manquez pas cette occasion. (http://reperes-astro.fr)

Le 9 avril, c’est encore un autre astéroïde qui sera en opposition. Cette fois-ci nous aurons affaire à l’astéroïde 2 Pallas qui nous « frôlera » à 1,5 UA environ et sa magnitude atteindra 7,9. C’est le troisième plus grand objet de la ceinture principale d’astéroïde, après Cérès et Vesta. C’est le second astéroïde découvert. Il le fut fortuitement le 28 mars 1802 par Heinrich Olbers, alors que l’astronome tentait de retrouver Cérès. Charles Messier avait été cependant le premier à l’observer en 1779, mais il le prit pour une simple étoile de magnitude 7.


————————————————— Heinrich Olbers et Charles Messier ————————————————

Vénus et Neptune aussi irons se « frôler » le mercredi 10 et là aussi l’écart sera faible puisque la distance topocentrique sera d’à peine 0,3°. Si Vénus sera facilement observable au lever du jour, ce ne sera pas le cas de Neptune qui sera noyé dans la luminosité naissante du Soleil.

Ce jour là, Mercure atteindra son aphélie à 0,4667 UA du Soleil et cela se traduira pour nous à sa plus grande élongation Ouest (27,6°) le 11 avril. Parmi les planètes observables à l’oeil, s’il en existe une qui s’avère difficile à repérer, c’est bien Mercure. La planète ne s’éloigne jamais à plus de 28 degrés du Soleil. La plupart du temps, la planète est noyée dans la luminosité du jour. Au moment de ses élongations, Mercure présente avec le Soleil un angle qui peut varier de 18 à 28 degrés. Pendant cette période, Mercure est visible à l’oeil nu, au voisinage de l’horizon, au crépuscule (élongation Est) ou à l’aube (élongation Ouest).

Vendredi 12 : première réunion mensuelle de l’astroclub Andromède de Lassigny. (https://www.astroclub-andromede.fr). Peut-être pourrez-vous profiter d’une pluie d’étoiles filantes ?

Les Virginides : Comme d’autres essaims situés près de l’écliptique, les Virginides possèdent de nombreux radiants successifs. Il s’agit vraisemblablement d’un très vieil essaim qui s’est scindé en plusieurs zones plus ou moins riches en poussières, vraisemblablement en raison des perturbations gravitationnelles exercées par les planètes.

Si le nombre des Virginides n’est jamais très important avec un ZHR de 5 météores par heure (c’est peut-être pour cela que ces étoiles filantes ne sont pas célèbres), elles sont en revanche souvent très brillantes, avec parfois des bolides de magnitude -4, et laissent parfois de belles traînées perceptibles pendant plusieurs secondes, voire plusieurs minutes aux jumelles.

Les Virginides sont d’une vitesse d’environ 30 km par seconde. Le radiant au moment du maximum est à proximité de l’étoile theta Virginis.

Le même jour, la Lune nous présentera son premier quartier. Le lendemain, elle s’approchera de M44 (amas ouvert de la Crèche). Enfin le 16 avril, elle sera au périgée à une distance de 364205 km.

Le vendredi 19, deuxième réunion du club CAASV de Saint-Sauveur. (http://www.caasv.org/wordpress/). Le rendez-vous est fixé à 20h30 à la salle des associations.

Mais, c’est aussi la pleine Lune ! C’est important car elle annonce le jour de Pâques : le dimanche 21 avril. La date de Pâques est fixée au premier dimanche après la pleine Lune qui suit le 21 mars. Pâques est la fête la plus importante du christianisme. Elle commémore la résurrection de Jésus Christ, que le Nouveau Testament situe le surlendemain de la Passion, c’est-à-dire « le troisième jour ».

Le 22 avril, l’astéroïde 405 Thia sera en opposition avec le Soleil de 22 et sa magnitude atteindra péniblement 10,4. Il mesure 124,9 km et a été découvert par Auguste Charlois le 23 juillet 1895.

Mais l’évènement du jour c’est la pluie d’étoiles filantes : les Lyrides. On s’attend à 18 météores par heure au zénith. Le radiant de cet essaim se situe dans la constellation de la Lyre. Sa source est la comète périodique C/1861 G1 (Thatcher). Les Lyrides sont observées depuis plus de 2600 ans.

La Lune passera du côté de la nébuleuse de la Lagune (M8) le 24 avril.

Ce jour là l’astéroïde 44 Nysa sera à l’opposition et sa magnitude sera de 9,9. C’est un grand et très lumineux astéroïde de la ceinture principale. Il est aussi l’élément le plus brillant de la famille Nysa. Il est classé comme astéroïde de type E et est probablement le plus grand de ce type avec une dimension de 70,6 km. Il a été découvert par l’astronome franco-allemand Hermann Giolschmidt, le 27 mai 1857.

Deuxième réunion de l’astroclub Andromède vendredi 26. Le rendez-vous est fixé à 21h au local du club. Ce sera le dernier quartier de Lune. Elle sera à l’apogée (404582 km) le 28 avril.

Samedi 27 avril l’association Repères organise un stage deuxième étoile à Rouvroy-les-Merles.

Allons plus loin dans la connaissance de votre instrument. Débutant ou faux débutant, vous serez capable en fin de stage d’exploiter pleinement votre instrument (jumelles, lunette et télescope), de savoir quoi regarder et quand avec celui-ci, de l’entretenir et de connaître ses possibilités d’évolution (achat d’oculaires, de filtres…).
Au programme :
Apprentissage de l’utilisation des éphémérides, cartes et atlas,
Acquisitions et rappels de quelques notions d’optique,
Revue des objets observables : du satellite aux objets extragalactiques, lumière et rayonnement des étoiles (spectres, températures, etc.).

Les phases de la Lune.

Apparence des planètes au télescope.

Fais marquants au printemps 2019: