Le ciel du mois de juillet 2019.

Le ciel du mois de juillet 2019.

Le mois de juillet est un de ceux où le ciel est le plus convoité par les astronomes amateurs : vacances et températures estivales sont propices à de longue observations nocturnes.

La présence durant cette saison du triangle d’été ne peut vous échapper. Il se lève en début de soirée et traverse la voûte céleste durant la nuit, d’où son nom. Trois étoiles très brillantes le compose : Véga, Deneb et Altaïr.

Véga de la constellation de la Lyre est celle qui se situe le plus à l’ouest, elle est donc la première levée. Contrairement aux deux autres, elle est légèrement hors de la Voie Lactée. Pour repérer la constellation elle-même, il suffit de descendre vers le sud de quelques petits degrés pour trouver un parallélogramme quasi parfait qui vous étonnera par sa régularité. Si vous possédez un instrument, deux objets vous inspireront :

Le premier est une étoile quadruple. On peut remarquer un triangle équilatéral entre Véga, l’étoile la plus proche de Véga dans le parallélogramme et un troisième astre : Epsilon Lyra. Cette étoile est assez intéressante car elle démontre bien ce qu’est le pouvoir séparateur. En effet, à l’oeil nu, on ne distingue qu’une seule étoile. Aux jumelles, on en voit deux et au télescope, on s’aperçoit que les deux précédentes se dédoublent. Le pouvoir séparateur augmentant avec chacun des instruments.

L’autre objet à repérer dans la Lyre est la nébuleuse planétaire annulaire M57. Elle se trouve exactement entre les deux étoiles inférieures du parallélogramme. Elle n’est pas très lumineuse (magnitude 9,3), ni très grande (1′), mais elle représente bien ce qu’est une nébuleuse planétaire. L’observation de la naine blanche centrale présente un défi difficile que vous tenterez certainement de relever.

La deuxième étoile du triangle d’été, Deneb, se trouve plus ou moins à la même hauteur que Vega mais plus à l’est. Cette fois-ci, elle est ancrée dans la Voie Lactée et c’est l’étoile la plus brillante du Cygne. Cette constellation, qui est sans doute la plus belle du ciel boréal, est également appelée Croix du Nord par comparaison à la Croix du Sud. Deneb constitue la queue du Cygne. En descendant le long de la Voie Lactée, on rencontre d’abord Gamma du Cygne, puis une autre étoile peu lumineuse et enfin la tête du Cygne : Albiréo. A l’oculaire d’un télescope, cette étoile double se divise clairement en deux astres de couleurs différentes, bleu turquoise et jaune orangé, dévoilant la température de ses composantes. Il s’agit en réalité d’un « faux » système binaire comme l’ont révélé les mesures effectuées par le satellite Gaia : les deux astres, séparés d’environ 60 années-lumière, ne sont pas liés gravitationnellement. Les ailes du Cygne, quand à elles, se déplient de part et d’autre de Gamma, deux étoiles d’un côté et de l’autre, avec un symétrie presque égyptienne.

Enfin la troisième étoile, qui se loge également dans la Voie Lactée, beaucoup plus au sud, s’appelle Altaïr de l’Aigle. En partant d’Altaïr, montez plein nord, vous arriverez sur la constellation de la Flèche, au niveau de l’empennage pour être précis. Déplacez-vous vers la pointe de la flèche. Entre delta et gamma vous trouverez M71 qui est un amas globulaire. Puis continuez jusqu’à la deuxième étoile, gamma Sge. De là, repartez au nord pour un demi longueur de « Flèche » dans la constellation du Petit Renard. Vous y découvrirez la Nébuleuse de l’Haltère (M27). Cette nébuleuse découverte par Charles Messier le 12 juillet 1764 est la première nébuleuse planétaire observée de l’histoire de l’astronomie.

Toutes ces observations, vous pouvez les tenter dès le début du mois. En effet, même si nous ne connaitrons plus de nuit noire avant la fin du mois (cf. le ciel du mois de juin) le 2 juillet ce sera la Nouvelle Lune. Notre voisine ne génèrera pas de pollution lumineuse. En revanche, ce jour là, la Lune provoquera une éclipse totale du Soleil qui malheureusement ne sera pas visible sous nos latitudes. Mais si vous avez la possibilité de vous rendre en Argentine ou au Chili n’hésitez pas.

Le 5 juillet, le club de Saint-Sauveur (CAASV) vous donne rendez-vous à la salle des associations à 20h30. Ce jour là, je vous recommande également d’observer la lumière cendrée de la Lune qui sera toute proche de Régulus.

Le 6, c’est l’association Repères à Rouvroy-les-Merles qui organise un stage première étoile. http://reperes-astro.fr

Au programme :
- S’initier à l’observation du ciel, à l’utilisation de sa lunette ou son télescope,
- Choisir son oculaire,
- Lire des éphémérides,
- Préparer sa soirée,
- Mettre en station son instrument,
- S’initier aux montures à pointage automatique.
- Seront abordées également des notions de mécanique céleste, d’optique (grossissements, focale, etc.) et bien-sûr d’astronomie.

Le 9 juillet, outre le fait que ce sera le premier quartier, c’est le jour de l’opposition de Saturne avec le Soleil. Tous les ans, une période favorable de plusieurs mois permet d’admirer Saturne. Cette période est centrée sur le moment de l’opposition, qui est le moment où Saturne est à l’opposé du Soleil par rapport à la Terre. C’est également le moment où la planète se trouve quasiment au plus près de la Terre. La planète est alors visible toute la nuit et atteint son point le plus haut dans le ciel en milieu de nuit.

Cette année sa hauteur au-dessus de l’horizon restera malheureusement assez faible pour les observateurs de l’hémisphère nord. Les heures favorables sont celles où la planète est suffisamment haute (au moins 15° de hauteur) pour que les obstacles et la turbulence atmosphérique ne soient pas trop gênants. Sortez vos télescopes et vos caméras pour tenter d’immortaliser la belle aux anneaux. A noter qu’à droite de Saturne se retrouve Jupiter qui est proche d’Antares, l’étoile principale de la constellation du Scorpion.

Vendredi 12 juillet venez profiter de Lassigny Beach. En plus des nombreuses activités, le club Andromède organisera une animation sur le thème « On the Moon again », Mission Apollo XI, 50 ans après. Nous chercherons à observer la Mer de la Tranquillité où Neil Amstrong fit un petit pas pour un homme mais un bond de géant pour l’humanité.

Le 13 juillet, verra un rapprochement entre Mars et M44 (l’amas de la Crèche) mais également un rapprochement entre la Lune et Jupiter.

Le lendemain 14 juillet c’est Pluton qui sera en opposition avec le Soleil.

Le 15, la Lune continue sa course et se rapproche de M8. Le lendemain elle sera pleine et une éclipse de Lune partielle sera observable. Au moment de l’entrée dans la pénombre la Lune ne sera pas encore levée mais seuls le sud-ouest et la Corse pourront bénéficier de la fin de la phase très bas sur l’horizon.

Les instants de l’éclipse :
- 18h44, entrée dans la pénombre,
- 20h01, entrée dans l’ombre,
- 21h30, maximum de l’éclipse,
- 23h00, sortie de l’ombre,
- 0h18, sortie de la pénombre.

De plus, Saturne sera très proche de notre satellite.

Vendredi 19 juillet, deuxième soirée au CAASV.

Jeudi 25 juillet ce sera le dernier quartier de Lune. Observez la lumière cendrée de la Lune le matin du 28 juillet.

Trois pluies d’étoiles filantes se suivent sans se ressembler. Le 28 : les Piscis Austrinides et le 30 : les Alpha Capricornides et les Delta Aquarides. Le nom de la première provient de la constellation dont l’essaim est proche, la constellation du Poisson Austral en latin Piscis Austrinus. Ces étoiles filantes sont pour la plupart observables dans l’hémisphère sud. La position du radiant étant perpendiculaire à l’horizon, les météores semblent monter de celui-ci, tel un feu d’artifice silencieux.

L’essaim des Alpha Capricornides provient du passage de la comète 45P/Honda-Mrkos-Pajdusakova découverte en décembre 1948. Elle repasse à proximité de la Terre tous les 5 ans et 3 mois. L’essaim produit des météores souvent très brillants et lents, parfois même des bolides de couleur jaune.

Enfin, les Delta Aquarides sont considérées comme intenses, avec une cadence d’observation moyenne de 15 à 20 météores par heure. Cette pluie de météores tient son nom de la zone d’où elle semble provenir, non loin d’une étoile nommée Delta Aquarii, située dans la constellation du Verseau. Le phénomène tiendrait, selon la NASA, du passage de la Terre à travers les débris laissés par la comète 96P/Machholtz. Une autre hypothèse suggère cependant qu’elle proviendrait de comètes appelées Marsden et Kracht qui découleraient elles-mêmes de la rupture de 96P.

Les phases de la Lune.

Les planètes à l’échelle :

Visibilité des planètes :