Le ciel du mois de mars 2019

Le printemps approche. Ce sont les beaux jours. La température va devenir plus agréable surtout la nuit durant nos sorties astronomiques. Cette année le printemps démarrera le mercredi 20 mars à 22h58, heure de Paris. Cela signifie qu’à partir de cette date, les jours seront plus longs que les nuits. Si c’est bon pour le moral, ça l’est un peu moins pour les astronomes. Notre période d’observation se réduit et ça va vite. Nous gagnons 3 à 4 minutes de Soleil tous les jours.

D’un point de vue astronomique, le printemps commence au moment de l’équinoxe vernal, qui peut avoir lieu entre le 19 et le 21 mars. Il dure jusqu’au solstice d’été, ce qui fait que le printemps dure à peu près trois mois.

La date de l’équinoxe est calculée pour chaque année par les astronomes et les mathématiciens. Il s’agit de prévoir le moment exact où le plan de l’équateur et celui de la trajectoire de la Terre coïncident. Un calcul rendu nécessaire par le décalage entre notre calendrier, notre système horaire et les mouvements des astres. D’abord, l’orbite de la Terre n’est pas parfaitement circulaire, ce qui fait qu’en fonction de sa position sur cette orbite, la Terre peut se trouver plus ou moins proche du soleil (entre 147 millions de kilomètres minimum et 152 millions de kilomètres maximum). Voilà qui rend inévitablement les durées de chaque saison très irrégulières et donc la date du printemps variable.

On commence par se retrouver à Saint-Sauveur dès le premier jour du mois. Le club CAASV se réunit à la salle des associations dès 20h30. Ce jour là, un peu avant l’arrivée du Soleil, la Lune sera proche de la planète Saturne. Jupiter et Vénus seront toujours présents dans l’aube matinal. La configuration de ces astres sera également intéressante le lendemain.

Le 2 mars, l’astéroïde 64 Angelina sera en opposition avec le Soleil. Avec une magnitude de 10,3, il sera difficilement observable avec un petit appareil. C’est un astéroïde de la ceinture principale découvert par Ernst Wilhelm Tempel le 4 mars 1861. De taille moyenne, son diamètre est d’environ 50 kilomètres. Mais comme ce jour là correspond aux journées échange et partage de l’association Repères à Rouvroy-les-Merles, peut-être mettrez vous l’oeil à l’oculaire du T600 ? Cet imposant télescope est l’oeuvre de monsieur Bernard Christophe qui est un grand découvreur d’astéroïde. 64 Angelina n’a qu’à bien se tenir face à ce terrible engin !

Le 5 mars, la planète Mercure commencera son mouvement rétrograde. Ce mouvement se continuera jusqu’au 28 mars.

Évidemment, la trajectoire de la planète dans le ciel ne s’inverse pas, il s’agit simplement de la perception que nous avons depuis la terre. C’est uniquement par le fait que nous observons la course des planètes depuis la Terre qui elle-même ainsi que les autres planètes tournent autour du Soleil.

La différence de vitesse de rotation des différentes planètes produit cet effet visuel de stagnation et de rétrogradation. Évidemment, les deux luminaires (Soleil et Lune) ne sont pas concernés.

Mercredi 6 mars, c’est la nouvelle Lune. Période adaptée à l’observation du ciel profond.

Si vous êtes débutant, je vous conseille l’observation de la galaxie du Triangle. C’est le trente-troisième objet du catalogue de Messier. C’est une galaxie spirale qui est située comme son nom l’indique dans la constellation du Triangle. Vous pouvez aussi découvrir la galaxie de Bode (M81) située dans la Grande Ourse. Avec sa voisine la galaxie du Cigare (M82), elles forment un duo qui est assez facile de placer en même temps dans l’oculaire. Vous pourrez également découvrir quelques amas globulaires : M3, M53 et M13 qui reste le plus beau et que l’on appelle aussi le grand amas d’Hercule.

Si vous êtes un expert, tentez de trouver NGC7129 cet objet rassemble un amas et une nébuleuse. De très faible magnitude (12) il est réservé aux yeux de chat. Plus facile, il y a la nébuleuse du Hibou (M97) avec une magnitude de 11,2. Puis il y a une galaxie remarquable : NGC4656 de magnitude 10,4. Il y a aussi une belle et grande galaxie NGC2403 qui présente une magnitude beaucoup plus perceptible de 8,4.

Enfin, en ce mois de Mars, la comète C/2018 Y1 sera visible toute la nuit avec un magnitude de 9. Elle navigue de la constellation du Cocher vers celle de Persée et elle passera à proximité de l’étoile Hassalch entre le 6 et le 9 mars.

Mais une nuit de nouvelle Lune, c’est également parfait pour tenter le marathon de Messier. Le catalogue de Messier a pour caractéristique d’être accessible en totalité depuis l’hémisphère nord. De plus, tous ses objets sont visibles en une seule nuit entre début mars et début avril grâce aux longues nuits de cette période de l’année, mais aussi et surtout parce que le Soleil se trouve alors dans les constellations du Verseau et des Poissons, où Charles Messier n’a répertorié aucun objet. Des constats qui ont amené des observateurs américains et espagnols à imaginer dans les années 1970 un défi astronomique : observer tout ce catalogue en une seule fois !

Vendredi 8 mars, première réunion mensuelle du club Andromède. Retrouvez de sympathiques Astrams à 21h au local du club situé en face de la mairie de Lassigny. https://www.astroclub-andromede.fr

Le 11 mars à 6h31 TU auront lieu les transits multiples de deux satellites de Jupiter.

La Lune nous présentera son premier quartier le 14 du mois.

Puis le 15, revenons à Saint-Sauveur pour la deuxième réunion du CAASV. http://www.caasv.org/wordpress/

Vous voulez en savoir plus sur les étoiles ? Ne manquez pas de vous inscrire au stage première étoile qu’organise l’association Repères le 16 mars à Rouvroy-les-Merles. http://reperes-astro.fr

Au programme :

S’initier à l’observation du ciel, à l’utilisation de sa lunette ou son télescope,
Choisir son oculaire,
Lire des éphémérides,
Préparer sa soirée,
Mettre en station son instrument,
S’initier aux montures à pointage automatique.
Seront abordées également des notions de mécanique céleste, d’optique (grossissements, focale, etc.) et bien-sûr d’astronomie.
À l’issue de ce stage, résolument pratique, vous serez capable d’utiliser votre instrument, de le mettre en fonction sur le ciel, de savoir quoi regarder et quand. Bref, les premières clés pour démarrer de façon autonome l’observation de la voûte céleste.

Destiné à tous, petits ou grands, ce stage ne nécessite aucune compétence préalable.

Revenons vers Jupiter pour observer des nouveaux transits avec deux ombres de satellites sur la géante gazeuse le 18 mars à 6h36 TU.

Le lendemain 19, la Lune se rapprochera dangereusement de Régulus. Nous avons affaire ici à l’étoile la plus brillante de la constellation du Lion, et l’une des plus brillantes du ciel nocturne. C’est un système d’étoile triple, éloigné d’environ 77,5 AL. Avec Arcturus et Spica, elles composent le Triangle de printemps.

Le 20 mars ce sera l’équinoxe de printemps et le lendemain la Lune sera pleine.

Mercure aura rendez-vous avec Neptune le 24 et leur distance topocentrique sera de 2,5°.

Puis le 27 mars, c’est la Lune qui s’approchera de Jupiter. Le lendemain, elle nous fera voir son dernier quartier.

Enfin, le vendredi 29 Lune et Saturne seront très proches. Profitez-en pour observer cette conjonction avec les membres du club Andromède qui font leur deuxième sortie mensuelle ce soir là.

Pour finir, une petite annonce pratique : le 31, c’est le passage à l’heure d’été. N’oubliez pas de régler vos montres et vos réveils. Mais dites-moi. Avec le passage à l’heure d’été, il fait tard plus tôt ? Ou tôt, plus tard ?

Les phases de la Lune :

Apparence des planètes au télescope :

Visibilité des planètes :

Rapport de visibilité :