Artemis 2 : Course à la Lune
Avec les Accords Artemis, les Etats-Unis redéfinissent les règles de l’espace
Derrière le retour à la Lune – annoncé par la Nasa pour le 2 avril 2026 – se joue une bataille bien moins visible : celle du droit spatial. Avec les Accords Artemis, les États-Unis imposent leur vision de l’exploitation des ressources spatiales. Entre zones de sécurité et appropriation controversée, ces textes bousculent les règles établies depuis 1967. Alban Guyomarc’h, spécialiste du droit spatial, en décrypte les enjeux.
Artemis 2 : La NASA décide d’abaisser ses normes de sécurité pour sa fusée SLS avant le dernier test.
Article de Brice Haziza dans LES NUMERIQUES.
La précédente ultime répétition avait été un échec, conduisant au report du lancement de la mission à début mars. Ce soir, un autre « Wet dress rehearsal » doit avoir lieu, mais les problèmes n’étant pas vraiment réglés, on ne peut pas dire que la sérénité règne à la Nasa…
L’agence spatiale la plus célèbre au monde a d’ailleurs procédé, assez discrètement, à des tentatives d’ajustement, il y a tout juste une semaine.
“Blame Hydrogen”, dit-on à la Nasa, tellement cet atome si minuscule est compliqué à confiner dans les réservoirs, bien qu’il permette d’atteindre des vitesses considérables, notamment dans l’espace. Mais les problèmes viennent aussi de la fusée elle-même, et ici, précisément, de la tour de lancement et de ses bras ombilicaux qui effectuent le remplissage : les fuites provenaient de là.
Le souci est que ces fuites rendent potentiellement la fusée dangereuse : l’hydrogène gazeux est hautement inflammable.
Il a pourtant été décidé, en plus du changement des joints, de tolérer non plus 4 % de taux d’hydrogène gazeux mais 16 %. Cette concentration, pourtant quatre fois supérieure au seuil de sécurité habituel, serait, selon les tests, insuffisante pour conduire à une inflammation. Espérons le.
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