Artemis 2 : Course à la Lune

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Objectif Lune : une tempête solaire pourrait-elle menacer les astronautes de la mission Artemis II ?

L’équipage qui s’apprête à partir autour de la Lune sera mieux protégé que les pionniers du programme Apollo face aux colères éventuelles de notre étoile. Une stratégie inédite a été élaborée grâce aux enseignements de la mission précédente Artemis I et les possibilités nouvelles qu’offre la capsule Orion. 

L’équipage d’Artemis II évoluera, fort heureusement, dans des conditions moins hasardeuses que pour APOLLO et sera aussi mieux protégé. Car le Soleil est surveillé désormais par une flottille de satellites spatiaux : Parker Solar Probe, Solar Orbiter, Solar Dynamics Observatory, etc. Ils constituent en quelque sorte la première ligne de défense, à même de repérer les plus importantes éruptions à la surface de notre bouillonnante étoile. Et délivrer ainsi des alertes précoces sur l’émission de particules énergétiques (protons, neutrons, électrons) plusieurs dizaines de minutes avant qu’elles ne parcourent les 150 millions de kilomètres qui nous séparent du Soleil, mais aussi sur les éjections de gaz ionisé qui atteignent le système Terre-Lune après un à quatre jours de voyage. 

Selon les protocoles établis par l’Agence spatiale américaine, « les quatre astronautes d’Artemis II se regrouperaient ainsi dans la zone la mieux protégée d’Orion pendant les périodes éventuelles d’un évènement radiatif »,Il n’agit pas d’une pièce « blindée » mais de la partie centrale du vaisseau, qui en raison de son volume pressurisé de 9,3 mètres – soit environ deux monospaces et 60% de plus que les capsules d’Apollo – offrent de nouvelles possibilités pour se protéger d’une éventuelle tempête solaire. Cette zone se situe à proximité du bouclier thermique et plus précisément sous les sièges où sont aménagés des compartiments de stockage contenants les vivres, réserves d’eau ainsi que certains équipements. 

Les astronautes devraient alors les vider et s’y installer à la place, tout en disposant les sacs d’eau et de nourritures tout autour d’eux, les substances riches en hydrogène (à l’instar des molécules d’eau) constituant une couche de protection particulièrement efficace contre les radiations, en particulier les protons solaires. « En réorganisant les masses et les équipements mobiles à l’intérieur de la capsule, et en créant ainsi une zone plus dense autour d’eux, les astronautes pourraient limiter au maximum l’exposition aux radiations », indique Jean Blouvac. Il n’agirait alors pas d’éliminer tout risque, mais de maintenir les doses de rayonnements en dessous des seuils médicaux acceptables. 

Avec les Accords Artemis, les Etats-Unis redéfinissent les règles de l’espace

Derrière le retour à la Lune – annoncé par la Nasa pour le 2 avril 2026 – se joue une bataille bien moins visible : celle du droit spatial. Avec les Accords Artemis, les États-Unis imposent leur vision de l’exploitation des ressources spatiales. Entre zones de sécurité et appropriation controversée, ces textes bousculent les règles établies depuis 1967. Alban Guyomarc’h, spécialiste du droit spatial, en décrypte les enjeux. 

https://www.sciencesetavenir.fr/espace/systeme-solaire/avec-les-accords-artemis-les-etats-unis-redefinissent-les-regles-de-l-espace_191542?context=newsletter&at_medium=email&at_emailtype=retention&at_campaign=SEA_NL_Essentiel&at_creation=Essentiel_SEA&at_send_date=20260325&at_link=&at_recipient_id=&at_recipient_list=Essentiel_Actito_Targeting&_ope=eyJndWlkIjoiYzQ4NGI2N2I1MjExZGU1MjI4OTEwZDY2ZmEzYjNhNmMifQ%3D%3D

artemis 2 Brice Haziza

Artemis 2 : La NASA décide d’abaisser ses normes de sécurité pour sa fusée SLS avant le dernier test.

Article de Brice Haziza dans LES NUMERIQUES.


La précédente ultime répétition avait été un échec, conduisant au report du lancement de la mission à début mars. Ce soir, un autre « Wet dress rehearsal » doit avoir lieu, mais les problèmes n’étant pas vraiment réglés, on ne peut pas dire que la sérénité règne à la Nasa…

L’agence spatiale la plus célèbre au monde a d’ailleurs procédé, assez discrètement, à des tentatives d’ajustement, il y a tout juste une semaine.

“Blame Hydrogen”, dit-on à la Nasa, tellement cet atome si minuscule est compliqué à confiner dans les réservoirs, bien qu’il permette d’atteindre des vitesses considérables, notamment dans l’espace. Mais les problèmes viennent aussi de la fusée elle-même, et ici, précisément, de la tour de lancement et de ses bras ombilicaux qui effectuent le remplissage : les fuites provenaient de là.

Le souci est que ces fuites rendent potentiellement la fusée dangereuse : l’hydrogène gazeux est hautement inflammable.

Il a pourtant été décidé, en plus du changement des joints, de tolérer non plus 4 % de taux d’hydrogène gazeux mais 16 %. Cette concentration, pourtant quatre fois supérieure au seuil de sécurité habituel, serait, selon les tests, insuffisante pour conduire à une inflammation. Espérons le.

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