Astronomie parisienne depuis les hauteurs
Voici quelques hauts lieux de l’Astronomie parisienne, tels que vous pouvez les observer du haut de la Tour Montparnasse.
Attention, si vous êtes tentés, cela ne sera plus possible après le 31 mars 2026, et ce, pendant au moins quatre années de travaux.
Nous y sommes allés samedi 28 février 2026, avec une météo assez clémente.
Cette liste par ailleurs est très loin d’être exhaustive, et je ne parlerai que de ce que j’ai pu photographier (Avec l’écrasement de perspective, je n’ai par exemple pas trouvé les coupoles de la rue Serpente ni l’Institut de France).
Si le sujet vous intéresse, je vous conseille le très bon Guide du patrimoine astronomique de Paris, par Sébastien Beaucourt, publié à compte d’auteur, lequel auteur travaille à l’observatoire de Reims. J’y ai trouvé les informations qui suivent.
Le Louvre
Commençons par Le Louvre, car dans la cour des pyramides nous pouvons admirer les statues de Lalande (qui mesura la distance Terre-Lune avec La Caille), de Cassini I et de l’architecte Claude Perrault (1613-1688) (frère de Charles, le père du petit chaperon rouge), qui dessina les plans de l’observatoire de Paris.
C’est au Louvre que naquit aussi Jean-Sylvain Bailly (1736-1793), qui construisit sur les toits son observatoire personnel.
L’Hôtel de ville
On le retrouve parmi les statues de la façade de l’Hôtel de Ville, dont il fut le premier maire à la Révolution. A noter également, les statues de Jean-Baptiste Biot (1774-1862), qui le premier démontra l’origine céleste des météorites, ainsi que de Cassini III et de Léon Foucault (1819-1868).
Le Panthéon
Léon Foucault dont le pendule oscille sous la coupole du Panthéon. Jean-Baptiste DELAMBRE (1749-1822) s’installa par ailleurs en 1793 dans la lanterne sommitale pour réaliser la triangulation du méridien de Paris.
L’observatoire de Paris
Ce méridien de Paris est symbolisé par l’avenue de l’Observatoire, bien qu’il y ait un léger décalage à l’Est par rapport à la ligne Dunkerque-Barcelone. L’Observatoire et sa coupole Arago est toujours en fonction, et abrite des locaux de l’IMCCE, anciennement dénommé bureau des longitudes.
Le Père Lachaise
Poursuivons avec le cimetière du père Lachaise, ou reposent François Arago (1786-1853) et Jules Janssen (1824-1907).
La Concorde
Continuons avec la place de la concorde, qui est en fait un cadran solaire dont l’obélisque joue le rôle de style depuis le 21 juin 1999. Cela est purement symbolique, car même si toutes les heures sont marquées au sol, il faudrait que l’obélisque soit orienté vers la polaire pour donner une heure correcte !
La Sorbonne
Vient ensuite l’observatoire de la Sorbonne, avec sa tour qui culmine à 40 mètres, et dans laquelle vous trouverez la lunette de 153mm de diamètre de la Société Astronomique de France. A noter que vous pouvez y faire des observations, sur réservation.
Saint Sulpice
L’église Saint Sulpice, où se trouve le fameux Gnomon, aiguille intérieure qui se poursuit par une ligne méridienne en laiton incrustée dans le sol sur 40 mètres de long. Chaque jour à midi vrai, les rayons solaires passent par un vitrail en haut du transept sud, et une tache se forme alors sur la méridienne. Le 21 juin la tache atteint une dalle au sol, sur laquelle il est fait mention de la position qu’elle avait le 21 juin 1745.
En comparant avec le relevé contemporain, cela permet 1°) de constater la variation de l’inclinaison de la Terre (45 secondes d’arc par siècle), et 2°) en relevant cette fois chaque année la position au jour de l’équinoxe de Printemps, de calculer la précession des équinoxes. Tels furent les travaux de Pierre Charles Le Monnier (1715-1799), qui pendant dix-huit ans constata un décalage…de 1mm par an, pour ainsi démontrer l’obliquité de l’écliptique.
La Tour Eiffel, premier niveau
Le premier étage de La Tour Eiffel, sur laquelle sont inscrits les noms de Lalande, Lagrange, Laplace, Foucault, Delaunay, Arago, Daguerre, Le Verrier, Delambre, et Borda.
L’émetteur radio
Par ailleurs, du troisième étage était envoyée autrefois (par ondes radio et en morse) l’heure exacte de Paris. C’est Robert Jonckheere (1888-1974) qui se chargeait de la recevoir à l’observatoire de Hem, pour régler ensuite depuis son horloge mère, toutes les horloges filles de l’agglomération lilloise (Son récepteur est toujours conservé dans les locaux de Lille où réside également sa fameuse lunette). Parfois au contraire, il rectifiait l’heure de Paris grâce à sa lunette méridienne personnelle.
Le jardin des plantes, Museum d’histoire naturelle
Au jardin des plantes, en cherchant bien on trouvera le cadran solaire qui orne la façade de la maison du naturaliste Georges Cuvier (1769-1832).
Le cimetière Montparnasse
Urbain Le Verrier, qui découvrit Neptune par ses seuls calculs, repose dans la 11ème division du cimetière Montparnasse.
L’arc de Triomphe
Et pour le fun, n’oubliez pas votre photo annuelle de la Lune ou du Soleil à travers l’Arc de triomphe !
Axel GUILLERAND.
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